imagesAprès Farid Smahi, le « bougnoule de service » du FN (sic), comme il se désigne lui-même depuis quelques mois, c’est une jeune femme mi-Ariégeoise, mi-Guadeloupéenne qui a choisi de servir les intérêts des français au sein du FN. Son credo : « Travail, famille, patrie (…) chacun chez soi ! »

A 21 ans, Vénussia Myrtil étudie la psychologie à l’université de Nanterre. Hier, aux cantonales, elle a  fait honneur à son parti et horreur à certains d’entre nous, en recueillant 24,17 % des voix à Aubergenvilles dans les Yvelines. Si à première vue, sa démarche intrigue et inquiète, en y regardant de plus près, c’est la vacance cérébrale de ses « idées » qui frappe la raison. 

Retour sur l’engagement politique d’une candidate en mal de reconnaissance

Il y a un peu plus d’un an, c’est au NPA, que cette étudiante avait choisi de s’engager. « Au début, je ne voyais pas cela vraiment au sens politique du terme, mais plutôt : on est là-bas, on se fait des potes, et c’est cool. » Voilà ce que représentait pour cette lycéenne le sens de son engagement au NPA.

Aujourd’hui, au micro d’Yves Calvi, elle se dit heureuse de pouvoir « tutoyer » Marine, lui faire la « bise » ou encore avoir la chance de déjeuner avec son père, « un homme formidable ». Contrairement à Olivier Besançenot qu’elle n’avait pu croiser que deux fois, Vénussia Myrtil reconnaît une grande « sociabilité » et une image de douceur chez celle qu’elle se plaît à appeler Marine, comme preuve d’affection.

Pourtant comme on pouvait s’y attendre Vénussia Myrtil n’est pas la bienvenue pour tous les extrémistes de droite. Fin 2010, dans les colonnes de l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol, on pouvait lire qu’« il est permis de s’inquiéter quand on voit (…) promue comme secrétaire départementale adjointe du FNJ des Yvelines, une jeune française noire de 20 ans, Vénussia Myrtil »

Sa vision, son programme…

Vénussia Myrtil est pour la préférence nationale et c’est d’ailleurs le discours internationaliste du NPA qui a fini de la dissuader de s’y engager plus longtemps. Pour elle « chaque personne a un pays et se doit d’y rester(…). Chacun chez soi ». C’est donc tout naturellement que le discours « patriote » de Marine LE PEN l’a convaincue d’intégrer le parti d’extrême droite. A sa grande surprise, elle y a reçu un accueil chaleureux et a rapidement été promue secrétaire départementale adjointe avant de se déclarer candidate FN pour les cantonales.

Son programme est clair, si elle est élue, elle n’aura « rien d’autre à faire que de voter pour ou contre des lois qu’on (lui) proposera », en appliquant à la lettre, le programme national de son parti. Au-delà du credo frontiste habituel (travail, famille, patrie), ce sont les idées sociales et patriotes de lutte contre les délocalisations et l’insécurité qu’elle compte bien défendre avec Marine. L’insécurité est un sujet important pour elle qui ne se « sent pas bien » quand elle rentre tard le soir et croise « des gens pas fréquentables. »

Son regard jeune et béant nous invite à entendre que son parti n’est « ni facho, ni libéral ». D’ailleurs, elle « ne supporte pas le racisme, le nazisme et tout ce qui se rapproche de choses comme ça !». Pour elle, le FN n’est ni de droite, ni de gauche et pas non plus à l’extrême.