2011_afficheVuesdAfriqueVues sur l'Afrique, c'est le festival de Cannes Africain. Et c'est à Montréal que depuis 27 ans, cet évènement international est présenté. Voilà une occasion en or de découvrir le 7ème art vu par l'Afrique. De quoi nous divertir des production Hollywoodiennes habituelles. Ici pas de spectacle pyrotechnique à quelques millions de dollars, pas d'opération commerciale, ni de star international. Ici, ce ne sont que des étoiles, prêtes à partager leur vision de l'art cinématographique que nous propose de découvrirr Montréal.

Vue d'Afrique, le cinéma se fait art. Humble, courageux et inspiré, c'est toute cette puissance artistique alternative que le festival a pu mettre en avant, le temps d'une semaine évènement. Et c'est bien toute l'Afrique qui a été présentée et récompensée, du Burkina en passant par l'Ouganda, le Cameroun ou encore l'Algérie, grand vainqueur du festival.

Avec son film Voyage à Alger, c'est une véritable immersion dans les premières années d'une décolonisation faite d'injustices et d'épuration, que nous propose Abdelkrim Bahloul. Après les 4 victoires reçues au FESPACO (Prix du meilleur scénario, le prix d’interprétation féminine à Samia Meziane, le Prix de l’Unicef et le prix Signis de l’Association catholique mondiale pour la communication.), le jury de Vues d'Afrique ne s'est pas trompé en récompansant Abdelkrim Bahloul, qui avait déjà sû faire vibrer le jury canadien en 1997.

On retiendra également l'adaptation Burkina Bé du chef d'oeuvre de Shakspeare et rebaptisé Julie et Roméo. Entre tragédie claissique et vaudou, Boubakar Diallo a réussi à rendre hommage à la culture africaine en s'appuyant sur un poids lourd de la culture occidentale tourné en full HD.

marraine_300x199« Avec le Printemps arabe, la révolution du jasmin qui s’est emparée de presque tout le Maghreb, l’année 2011 commence en Afrique, avec tous ces mouvements de la rue qui réclament la démocratie. Des événements politiques couverts par les médias du monde entier. Mais derrière ces nouvelles, ces événements certes historiques, il y a la vie de tous les jours en Afrique, si peu connue à l’étranger. Des histoires d’amours, des drames humains, des situations cocasses, que le cinéma africain nous donne en cadeau chaque année… L’image de l’Afrique si souvent bafouée reprend enfin ses droits au grand écran. » - Azeb Wolde-Giorghis (Marraine de l’événement)

parrain_300x199« Soyons francs : ma vie à Montréal est intimement liée à cet indispensable festival ! Avant mon premier voyage en Afrique, cette manifestation m’avait attiré, fasciné. Et ce, depuis ce soir d’avril 1990 où, à l’invitation de Greggor et Joël Des Rosiers, j’avais visionné un film inédit sur mon Haïti chérie, d’où j’étais revenu la veille. Fictions et documentaires, romance et politique, j’ai donc suivi l’évolution de Vues d’Afrique pendant les vingt dernières années, pour tenter d’étancher une soif d’images véritablement compulsive. Avec toujours la conviction que ces précieuses pellicules ramenées du vieux continent donnaient à voir, bon an mal an, tout ce que l’on ne montrait sur aucun autre écran de la ville. La brousse, les déserts, les bidonvilles, des vies d’Afrique et des tragédies tropicales, des galères dans la Caraïbe et dans les diasporas black et beur d’Europe et d’Amérique du Nord. - Ralph Boncy (Parrain de l’événement)

 

Le palmarès de cette 27e édition est :

le Prix Radio-Canada de la communication interculturelle pour la catégorie long métrage a été décerné au film « Le Voyage à Alger », du réalisateur franco-algérien Abdelkrim Bahloul.

 

Dans la catégorie court métrage, le Prix Radio-Canada de la communication interculturelle a été remis au film « Vers le nord », du Tunisien Youssef Chebbi.

Le Prix Amina de la meilleure actrice d’Afrique subsaharienne et des pays créoles a été décerné à Leila Ouaz, pour son rôle dans le film « Les palmiers blessés », du réalisateur tunisien Abdellatif Ben Ammar.

Le Prix Notre Afrik du meilleur acteur a été décerné à l’Ougandais Eriya Ndayambaje pour son rôle de Dudu dans « Africa United », de la réalisatrice britannique Debs Gardner-Paterson.

 

DANS LA SECTION INTERNATIONALE DOCUMENTAIRE :

Le Prix Radio-Canada de la communication interculturelle, pour un long métrage, a été remis à « Paris mon paradis », de la réalisatrice Eléonore Yaméogo, Burkina Faso, 2011.

Le Prix Radio-Canada de la communication interculturelle du meilleur court métrage a été décerné au film « Les sans calebards », de Kensika Monshengwo, Congo-Irlande, 2010.

Une mention spéciale a été attribuée au documentaire « Le prix du sang », de la réalisatrice Anne-Elisabeth Ngo-Minka, Cameroun, 2010.

DANS LA SECTION AFRICA NUMÉRIQUE :

Le Prix OIF du meilleur long métrage a été remis à « Imani », de Caroline Kamya, Ouganda, 2010.

Le Prix OIF du meilleur court métrage a été remis à « Sauvez Rama » de Tahirou Tasséré Ouédraogo, Burkina Faso, 2009.