Expo_VisagedAfrique Deux projets reflets d’une Afrique fière de sa culture ! Pour favoriser le partage des créations musicales africaines et permettre aux artistes de tirer le maximum de bénéfices de leur art, l’OMPI s’associe à Google pour développer une plateforme numérique de recensement des œuvres musicales protégées. Ce projet concerne pour le moment onze pays d’Afrique de l’Ouest. Parallèlement, l’Université Abdou Moumouni de Niamey travaille avec des universités espagnoles pour numériser le patrimoine immatériel oral des cultures africaines.

 

« L’apport de la musique et des musiciens africains à travers l’histoire est incontestable. Le répertoire musical riche de ce continent ne constitue pas seulement un divertissement, mais un moyen de partager ses traditions et sa culture. »

 C’est partant de ce constat que l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle a annoncé la réalisation d’un projet de numérisation des œuvres musicales des pays de l’Afrique de l’Ouest. Pour le moment, ce projet concerne le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Niger, le Nigéria, le Sénégal et le Togo.

Grâce à cette plateforme, les artistes africains volontaires vont pouvoir réduire significativement leurs frais administratifs d’enregistrement de licence. Dans le même temps, ce système va faciliter l’accès aux œuvres africaines pour les radios ou tout autre professionnel souhaitant intégrer de la musique africaine dans un film par exemple. Clairement la rémunération des artistes africains a toutes les chances de progresser. Une initiative qui réjouira donc tous les amoureux de la culture africaine.

 

Dans le même registre, l’initiative de l’université Abdou Moumouni de Niamey est a relever. La numérisation de fonds anciens, la création de nouvelles ressources et la mise en place d’un site web d’échange vont nous permettre d’accéder à la culture africaine et aux bijoux de son histoire. Si aujourd’hui l’histoire de la culture africaine est peu diffusée et paraît moins maîtrisée que l’histoire des autres continents, nous pouvons espérer que d’ici quelques années la mise à disposition de la tradition orale africaine permette l’aboutissement du projet « Histoire Générale de l’Afrique » débuté vers la fin des années 60, à l’initiative de l’Union Africaine.

L’Afrique bouge, donc, mais nous le savions déjà. Aujourd’hui, la vraie satisfaction est de savoir que l’Afrique développe de nouveaux moyens d’offrir au monde entier son histoire et sa culture.

 

R.G.